MOI et les SITES RENCONTRES

Analyses personnelles des SITES de RENCONTRES, les PERLES rigolotes, mes p'tits conseils, anecdotes etc. Et aussi mes hobby, photoshop, les zik que j'aime, des bouts de vie, mes bonnets d'âne, coups de coeur.... sans oublier l'humour et l'amour.

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14 juin 2007

ENCORE UN OGM AUTORISE EN FRANCE

BONNET_DANE

Le maïs OGM MON 810 bientôt autorisé en France ?

http://www.actualites-news-environnement.com/20070614-mais-ogm-mon-810-france.php

L'avis de la Commission du Génie Biomoléculaire sur le maïs OGM MON 810 a été publié. Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables et Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture et de la Pêche prennent acte de l'avis rendu par la commission du génie biomoléculaire.

Alain Juppé et Christine Lagarde soulignent leur grande vigilance quant à la manière dont sont conduites en France les cultures d'organismes génétiquement modifiés (OGM). Suite à la décision des autorités allemandes de suspendre leurs importations, les ministères chargés de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables et de l'Agriculture et de la Pêche ont saisi, le 24 mai dernier, la Commission du génie biomoléculaire pour effectuer une nouvelle évaluation de ce maïs OGM sur l’environnement.

Selon le ministère, l'avis de la Commission du Génie Biomoléculaire relève qu'il n'y a pas à ce jour d'éléments de nature à remettre en cause l'évaluation de l’impact sur l’environnement de ce maïs. Le maïs concerné est autorisé à la culture commerciale dans l'Union européenne depuis 1998. La Commission du génie biomoléculaire avait préalablement examiné le dossier en avril 1996 et exprimé alors un avis favorable.

Le ministère ajoute que la Commission du génie biomoléculaire relève que l'étude qui a notamment conduit à ce réexamen s'appuie sur un protocole ne permettant pas de déterminer si les concentrations de toxines Bt observées dans ce cadre correspondent à la production réelle de toxines dans les plantes testées. Les études en laboratoire montrent par ailleurs un bon contrôle des individus sensibles. Enfin, une étude récente montre que les variétés de maïs OGM MON810 n'ont pas plus d'impact sur les invertébrés non cibles que les autres variétés de maïs Bt, assure le ministère.

De son côté, Greenpeace annonce qu’une nouvelle étude scientifique du CRIIGEN montre à nouveau la faiblesse du système d'évaluation et d'autorisation des OGM en Europe.

Une étude, menée pendant 90 jours par le CRIIGEN1 révèle 60 différences significatives entre des rats ayant consommé du maïs transgénique NK603 et des rats nourris sans OGM. Ces différences, qui affectent les reins, le cerveau, le cœur et le foie, ainsi que le poids des animaux, pourraient être des signes avant coureurs de toxicité, mais n’ont même pas fait l’objet d’études complémentaires, précise l’association.

Le maïs transgénique NK603, produit par la multinationale Monsanto, est conçu pour résister à l’herbicide de Monsanto, le Round Up. Autorisé à l’importation en Europe pour l’alimentation humaine et animale depuis 2004, il est également cultivé en plein champ, entre autres en France, pour des tests de pré commercialisation. Cette nouvelle étude s’ajoute à celle concernant le maïs OGM MON863, publiée en mars 2007 dans une revue à « comité de lecture ».

L’étude révélait que des rats nourris pendant 90 jours au maïs OGM MON863 présentaient eux aussi des signes de toxicité au niveau du foie et des reins.
Le CRIIGEN a analysé les propres données de Monsanto du dossier de demande d’autorisation de ce maïs et conclut que de nouvelles études sont nécessaires. « Les analyses statistiques doivent être répétées par des scientifiques indépendants et les données brutes doivent être accessibles à la communauté scientifique sur un site Internet », déclare le professeur Gilles- Eric Séralini du CRIIGEN et membre de la Commission du Génie Biomoléculaire.

Greenpeace demande donc au gouvernement de « suspendre immédiatement la mise sur le marché des maïs transgéniques NK603 et MON863, maïs qui ont été autorisés selon un processus non fiable scientifiquement. » L'organisation écologique demande aussi « l'arrêt de la commercialisation de tous les OGM tant que le système d'évaluation n'a pas été entièrement révisé. »

Posté par JOSELYNE à 23:20 - 3 BONNET D'ÂNE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

PRISONS : VOS TEMOIGNAGES

Bonjour les Zamis. Pendant que je suis sur mon échelle, le rouleau à la main en regardant les murs, bien évidemment mon cerveau continue à fonctionner.

Donc je pense (donc je suis... enfin il parait) et je pense à un ami qui se trouve pour le moment incarcéré, en détention provisoire, pour avoir "pété les plombs"...

Je n'en sais pas plus, toujours est-il qu'avant cet épisode malheureux de sa vie, c'est un garçon des plus charmants, calme, intelligent et artistique.

Aujourd'hui nous échangeons de nombreuses correspondances et il m'explique que le milieu carcéral étant ce que tout le monde sait, surchargé, cellules exiguës, promiscuité, manque d'air, manque de contact avec l'extérieur, manque d'activité, etc.. etc..

A sa demande, je fais des recherches sur les retombées psychologiques et psychiatriques de l'enfermement en milieu carcéral.

Je suis très surprise de constater que sur le net il y a un désert évident sur le sujet. Mis à part une étude canadienne et une très ancienne étude française, très peu de renseignements apparaissent en ligne.

Alors j'ai pensé mener ma propre enquête par le biais de ce blog, en vous proposant de m'adresser vos témoignages si :

·       Vous-même avez déjà séjourné en détention provisoire,

·       avez déjà été condamné,

·       quelles ont été les effets néfastes sur votre psychisme,

·       comment avez-vous vécu votre sortie,

·       cette détention a t-elle changé le cours de votre vie,

Ce sont les questions en vrac qui me viennent à l'esprit, mais si vous souhaitez parler ici d'autres retombées psychologiques quel quelles soient, surtout n'hésitez pas.

Cette étude n'est pas de la curiosité malsaine, loin de là, je pense qu'elle peut intéresser beaucoup de monde, les médias semblent très "frileux" sur le sujet.

Alors à vos plumes ... et ce que vous m'écrirez ici je le transmettrai à mon ami, déjà ça lui fera de la lecture et ça l'aidera peut être à résoudre ses propres problèmes actuels et à mieux comprendre le milieu carcéral dans lequel il est pour sans doute quelques mois encore. (déjà 7 mois pour lui....)

Un TRES GRAND MERCI à vous tous. J'attends et IL attend vos réponses avec impatience.

--------------------------------> A LIRE <--------------------------------------

TEXTE REPRIS SUR : http://www.prisons.eu.org/article.php3?id_article=7387 ci-dessous :

LA PRISON CA N'ARRIVE PAS QU'AUX AUTRES

LA PRISON NOUS CONCERNE TOUS

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V

La prison, ça n’arrive pas qu’aux autres : même si certaines catégories de population ont plus de risques que d’autres de connaître un jour la prison dans leur parcours, elle n’est pourtant pas l’apanage du pauvre, de l’"autre". Le discours sécuritaire actuel et les exemples médiatiques font accroître le sentiment d’insécurité, et donnent de ce fait un visage biaisé des populations incarcérées. En effet, les prisons ne concentrent pas uniquement de grands délinquants. Tout un chacun peut, à un moment ou un autre de sa vie, avoir à connaître la prison de l’intérieur : qu’il s’agisse de sa propre incarcération ou de celle d’un proche.

La prison nous concerne tous : elle peut intervenir dans les parcours individuels, mais elle est également partie intégrante de la société. Quelle justice souhaite-t-on voir s’appliquer dans notre pays ? Les évolutions législatives de ces dernières années s’orientent vers un renforcement de la répression au détriment de la réinsertion. Elle sanctionne de plus en plus sévèrement, alors qu’il est prouvé que de lourdes peines de prison n’ont aucun effet sur le retour dans la société. Le débat actuel sur la loi relative au traitement de la récidive des infractions pénales en est un exemple.

Les prisons sont le reflet de notre société : il est indispensable d’en connaître la réalité et les conséquences sur les personnes, d’où l’importance de ces 12èmes Journées nationales Prison dans toute la France.
Un de vos enfants peut se laisser entraîner dans la drogue et ses dérives. Vous pouvez avoir noué une relation d’amitié avec un étranger en situation irrégulière, incarcéré pour ce motif. Vous-même pouvez, en conduisant sous l’emprise de l’alcool ou de médicaments, ou même en téléphonant, avoir causé un accident mortel. Dans le cadre de votre profession (enseignant, architecte, entrepreneur...) ou de votre engagement municipal, votre responsabilité peut être engagée sans que vous soyez directement l’agent du délit. Lorsque vous vous y attendez le moins, un coup de sang peut suffire à vous faire commettre le délit (le crime ?) qui vous enverra derrière les barreaux.
Désormais pour vous et pour les vôtres rien ne sera plus comme avant. Garde à vue, premiers interrogatoires, mandat de dépôt : la porte de la prison s’est refermée sur vous.
Au greffe vous êtes "écroué" avec le numéro qui vous servira désormais d’identité. Puis humiliation suprême, vous devez vous déshabiller intégralement pour la fouille. Si vous êtes venu avec votre petite valise, bien peu de choses vous seront laissées lorsque, muni de votre "paquetage" (draps, couverture, assiette et couverts), la porte de la "cellule arrivants" se refermera sur vous.
Quelques jours plus tard, enfermé avec 2 codétenus dans une cellule de 9 m², vous aurez pris le rythme - lever, repas, promenade - seuls repères du temps qui ne passe pas. Vous voilà en pays étranger. Les bruits, les odeurs, le langage (l’argot maison) ne sont pas ceux du dehors. Vous avez perdu tous vos repères. Jour après jour, vous faites l’expérience de votre totale dépendance, vis-à-vis de la justice et de ses magistrats, des personnels pénitentiaires (pour 100 détenus, 40 surveillants et seulement 1 travailleur social). Vous préparez votre défense en pensant à ceux dont vous êtes coupés (femme, enfants, collègues), vous attendez les parloirs avec anxiété : parloir familles, parloir avocat. Avant même d’être jugé, vous êtes exclu de la société.
Quel que soit le motif de votre incarcération et même si vous bénéficiez très vite d’un non-lieu, même si vous êtes acquitté lors du procès, quelle que soit la durée de la détention, vous serez, vous-même et votre entourage, définitivement marqués.

La prison ça n’arrive pas qu’aux autres. Faudra-t-il que vous y alliez pour vous sentir concerné ?

Posté par JOSELYNE à 09:14 - PSYCHOLOGIE / PSYCHIATRIE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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